Dans un contexte de crise économique et sociale aiguë, la pression est forte sur des choix alimentaires qui doivent être à la fois suffisants, sains, écologiques et bons au goût. Dans ces conditions, pouvons-nous vraiment être « bien dans notre assiette » lorsque nous sommes en situation de précarité ? Et que signifie « être bien » : l’être aux yeux d’autrui, par conformité aux normes alimentaires et à la reconnaissance sociale, ou pour soi-même, en satisfaisant ses goûts et en exerçant un véritable choix ? Ces choix sont-ils le reflet de contraintes économiques ou traduisent-ils une réelle liberté des goûts ?