Profil
- Master (M2) en économie, en économie de l’environnement, de l’énergie et des transports, en économie comportementale
- Ingénieur avec une formation en économie
- Prérequis : microéconométrie (variables qualitatives, panel, modèles de choix discrets, etc.).
Contexte
Les progrès en biotechnologie ont permis l’émergence des Nouvelles Techniques Génomiques (NTG), qui ont le potentiel d’accélérer la transition agroécologique. Cependant, leurs applications impliquent des coûts et des risques importants, avec des conséquences potentiellement irréversibles. Les réactions mitigées du grand public à l’égard des produits issus de la bio-ingénierie ouvrent la voie à des analyses comportementales dépassant la simple approche coûts-avantages.
Cette thèse de doctorat vise à étudier, sous l’angle de l’économie comportementale, les perceptions du public à l’égard des produits issus des NTG. En particulier, ce projet vise à i) déterminer les facteurs les plus importants susceptibles d’influencer l’émergence d’innovations basées sur les NTG, ii) améliorer notre compréhension de la perception qu’en a le grand public, et iii) effectuer une analyse de la demande potentielle pour ces produits issus des NTG. Ces objectifs seront abordés dans trois chapitres. Le premier chapitre s’appuiera sur la méthodologie Q pour déterminer les facteurs les plus importants parmi ceux qui ont déjà été mentionnés dans la littérature. Dans le deuxième chapitre, nous évaluerons la perception du public à l’égard des produits issus des NTG en analysant l’importance relative des principaux obstacles à leur acceptabilité sociétale. À cette fin, une expérience de choix discret (DCE) sera mise en oeuvre en mettant l’accent sur l’impact des différentes incertitudes. Enfin, le troisième chapitre évaluera, via la mise en place d’une expériences économiques de laboratoire, le potentiel commercial de deux catégories de produits (alimentaires et non alimentaires) issus des NTG en estimant auprès des consommateurs leurs dispositions à payer ou à accepter.
Cette thèse contribuera à l’économie comportementale en analysant trois cas d’application distincts. Chaque cas sera l’occasion de présenter des articles originaux démontrant l’expertise acquise par le(la) doctorant(e).
Durée
- 3 ans, à partir de novembre 2026
Salaire
- 2450 € bruts par mois, réévalué chaque année
Lieu
- IFP Énergies nouvelles, Département Économie et Évaluation Environnementale, 1 et 4 avenue de Bois-Préau, 92852 Rueil-Malmaison, France.
Envoyez CV et lettre de motivation à :
- Stéphan Marette (stephan.marette@inrae.fr);
- Benoît Chèze (benoit.cheze@ifpen.fr);
- Chris Ouangraoua (chris.ouangraoua@ifpen.fr).
