Maxence Gérard (CREM-LAB, Université de Rennes)

 

Des taxes environnementales trop faibles et inefficaces exigent des efforts supplémentaires de la part des consommateurs, mais, paradoxalement, ont tendance à les dissuader. Il a été démontré que les effets d’éviction diminuent lorsque la visibilité fiscale est réduite ou lorsque les taxes sont associées à des informations environnementales, mais on sait peu de choses sur les effets de ces modèles fiscaux sur le bien-être. Cet article compare l’effet (i) d’une taxe visible, (ii) d’une taxe visible accompagnée d’informations sur le niveau réel de l’externalité, et (iii) d’une taxe cachée, lorsque les consommateurs font preuve de motivation morale. Si le régulateur cherche à maximiser le bien-être matériel, en ignorant l’utilité morale des consommateurs, une taxe cachée devrait être préférée lorsque la taxe est fortement contrainte, tandis qu’une taxe saillante accompagnée d’informations est plus efficace dans les autres cas. En revanche, la conception fiscale qui maximise le bien-être total dépend d’un compromis entre les améliorations matérielles et la désutilité morale des consommateurs.

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27 novembre 2025 E2. 508