Philippe Gagnepain (Université Panthéon-Sorbonne, PSE), avec Riccardo Camboni (University of Padova), Andreea Enache (SSE), Jean-Pierre Florens (TSE), David Martimort (TSE), et Paola Valbonesi (University of Padova)

 

Nous proposons une analyse empirique des coûts et avantages de la décentralisation. Nous considérons un modèle hiérarchique de gouvernement dans lequel, au niveau local, les organismes publics organisent des enchères pour la fourniture de services publics. Au sommet, le niveau national impose également un plafond uniforme sur les prix de réserve. Les gouvernements locaux sont mieux informés des conditions locales et sont libres de fixer des prix de réserve inférieurs à ce plafond afin de s’adapter aux conditions locales. Nous estimons d’abord un modèle structurel d’une telle réglementation hiérarchique dans le cas de l’industrie pharmaceutique italienne. Nous récupérons les principales caractéristiques de cette industrie et évaluons les déterminants de la décentralisation entre le niveau local (municipalités italiennes, régions) et le gouvernement central. Nous simulons deux scénarios alternatifs. Dans le cadre d’une décentralisation totale, une administration locale dispose d’un pouvoir discrétionnaire total pour déterminer le prix de réserve optimal. Dans le cadre d’une centralisation totale, le gouvernement central impose un prix de réserve uniforme obligatoire. Nos résultats suggèrent que la décentralisation totale, qui garantit que les caractéristiques du marché local sont bien identifiées dans le processus réglementaire, augmenterait le bien-être total de 5,9 %, tandis que la centralisation totale nuit principalement au bien-être.

Informations pratiques
13 janvier 2026 E2. 508